dimanche 8 novembre 2015

Le Chant des Âmes et le Chant du Diable,, chroniqués au magazine de la santée


Le Chant des Âmes, coup de coeur de l'été dans ELLE

UN POLAR CELTE

"Forêt de Brocéliance, Morbihan. Deux gamins découvrent une jeune femme crucifiée. Arraché à une retraite prise pour cause de dépression, Mark Torkan retrouve le goût de l'investigation. L'occasion pour Rapilly de rendre hommage à ses maîtres : Grangé, Chattam ou Ellroy. Jouissif."

Par Nathalie Dupuis
ELLE (28 juin 2013), n°3522


Le Chant du Diable dans le magazine Alibi (automne 2013)



Le Chant du Diable, chroniqué dans la dernière édition du magazine polar Alibi (automne 2013)

Extrait
"... Les deux compères vont prendre tous les risques pour découvrir qui a entonné ce chnat macabre. On prend plaisir à suivre les pérégrinations bien écrites et bien documentées de ces deux reporters, motivés et cyniques, qui illustrent bien ce que peut être la profession (de journaliste) aujourd'hui."

Prix du premier roman policier Lens 2013

Voilà les quatre finalistes... Je n'ai pas croisé Jean-François Delage, mais côtoyé Christian Ego et Gilbert Laporte dont j'ai acheté les romans... Deux courtes mais belles rencontres.

Si, si... J'étais de bonne humeur ;-) Je n'avais pas du boire mon café, c'est tout.... Merci au jury qui m'a décerné le prix du premier roman policier à Lens 2013, et à tous les lecteurs rencontrés pendant ce salon du livre policier ainsi que ceux découvert sur le salon du livre de Paris.




mardi 15 septembre 2015

Le Chant du Diable décortiqué dans Zone Livre :-)


http://polar.zonelivre.fr/frederick-rapilly-le-chant-du-diable/

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Sur une plage, une jeune femme est retrouvée en état de choc avec une tête tranchée entre les mains… Une vidéo très morbide montrant une jeune femme terrorisée devant les cris d’une autre femme est envoyée à une rédaction journalistique…
Au même moment, le journaliste Mark Torkan enquête sur le meurtre foudroyant d’une jeune escort girl russe.
Ces évènements tragiques ont-ils un lien entre eux ? Qui a commis ces atroces choses ? et pourquoi ?
Le journaliste Torkan, déjà fortement éprouvé par la mort d’une jeune femme à qui il tenait bcp lors de l’incendie d’une discothèque à Bali (voir le précédent roman de l’auteur) va devoir faire face à un retoutable assassin, un assassin qu’il avait déjà croisé et que la presse avait baptisé « Teknokiller »… Ces nouveaux meurtres et actes commis de sang froid vont mener la vie dure au journaliste et la photographe américaine qui l’épaulait déjà lors de leur première enquête…Ravivant des souvenirs douloureux, Torkan va devoir faire face à ses démons et trouver le lien entre le meurtre sauvage d’une jeune escort girl russe et d’autres crimes tout aussi effroyables, sous forme de tortures filmées en vidéo et envoyées au journal Paris Flash… Surtout que tout semble indiquer que l’on veut mettre le journaliste sur la piste du meurtrier au moyen d’indices, avec des citations tirées de la Bible…
Pour son deuxième thriller, le romancier français Frédérick Rapilly retrouve ses précédents personnages de son « Chant des Ames », à savoir le journaliste Mark Torkan et la photographe Katie Jackson pour une sombre affaire de prostitution en Thaïlande en lien avec les triades chinoises et autres gens pas très catholiques…
Avec une belle entrée en matière (et ce, à chaque chapitre) avec les paroles de deux chansons des « Pierres qui roulent » (je vous laisse deviner lesquelles) et au moyen d’infos réelles plus ou moins détournées, le romancier français nous fait vivre à travers une écriture bien travaillée, bien soignée en rebondissements, actions et suspense bien garanti, une excellente aventure bien palpitante avec le diable en trame de fond…Mais quelle est la nature de ce diable ?
De fausses pistes en révélations, et autres flashbacks qui nous font découvrir les personnages (c’est ma première lecture de l’auteur) auxquels on ne peut que s’attacher, j’ai beaucoup aimé cette lecture. Sans excès, mais extrêmement bien dosé dans les effets pour faire tenir le lecteur en haleine, ce thriller a de quoi rivaliser avec les grands du genre français. Frédérick Rapilly peut prétendre faire partie de la cour des grands : on a affaire à un roman bien maitrisé, et très agréable à lire, sans fioritures, sans user des grosses ficelles du genre.
Un vrai bon plaisir de lecture donc et je crois que d’ici peu, je me surprendrai à écouter ce fameux « Chant des Ames » qui nul doute, doit etre aussi bon…
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mardi 21 juillet 2015

Je n'ai pas donné de nouvelles depuis quelques temps... Alors, je suis en train de reprendre le manuscrit de Dragon Noir que j'avais du mettre de côté en raison d'un déménagement. En relisant les 200 000 signes déjà écrit, j'ai trouvé que l'histoire manquait de liant, que l'actualité avait impact l'intrigue et que les personnages avaient beaucoup évolué dans ma tête par rapport au projet initial. Comme j'ai envie d'écrire un livre que je voudrai lire... Et que je fais ce que je veux (ou presque ! clin d'oeil à mon éditeur),  je préfère remettre l'ouvrage sur l'établi.

En parallèle, j'écris aussi une biographie de David Guetta. Quel rapport me direz-vous ? Et bien, mon premier thriller, Le Chant des Âmes, dévoilait les coulisses des rave-parties... Et David Guetta est un DJ, certes décrié par les puristes de la techno, mais aussi un personnage avec un parcours hors-norme...

Je vous distillerai des news au fur et à mesure... En attendant, je vous conseille en vrac les thrillers ultra réalistes de DOA que je viens de découvrir, Putain d'histoire de Bernard Minier qui m'a scotché et super énervé, la trilogie de Ghislain Gilberti, et les deux premiers tomes d'une autre trilogie, W3, signé du couple et duo Jérôme Camut & Nathalie Hug.



jeudi 2 avril 2015

La Grammaire du tueur... Inédit



Un texte, court, écrit pour le Trophée des 2M à l'invitation d'Eric Maravellas (auteur de La Faux Soyeuse)





Pour lire la suite... Cliquez ci-dessous
http://stodena.blogspot.fr/2015/02/la-grammaire-du-tueur.html

Sinon...

Ça commence comme ça…
Quand vous vous adressez à moi, dîtes : « Vous » S’il vous plaît…
Sa main droite se contracte, s’agite, s’agace. Le jeune homme inquiet serre fort la crosse rainurée du pistolet automatique qu’il malaxe entre ses doigts, comme s’il voulait l’écraser, la réduire en copeaux de métal. Il s’est retourné et dévisage le vieil homme qui vient de lui adresser la parole. Son audace le stupéfie. L’étonne aussi. Est-ce du courage ou de l’inconscience ? Ou juste un vieux con qui fait son numéro ? Le jeune homme avec le pistolet automatique prend un air mauvais, renifle, fait une drôle de moue avec le haut de sa lèvre. Comme s’il imitait la lippe de Billy Idol dans le clip vidéo de Eyes without a face. Sauf qu’il ne sait pas qui est Billy Idol. Le jeune homme à la main droite maintenant rigidifié est bien trop jeune. Comment pourrait-il se souvenir ou même connaître un vieux rocker passé de mode à la toison peroxydé des années 80 ? Et sans que rien ne l’annonce, le jeune homme à la nuque raidie par la peur se détend et se met à sourire. Largement. Une grande banane qui lui barre le visage et lui fait soudain une bouille de gosse. Le jeune homme est maintenant hilare.
- Comme tu veux le vieux, dit-il en insistant avec une joie mesquine sur le « Tu »… T’es trop, toi.
Et presqu’aussitôt, comme par un effet de balancier, ses traits se crispent. Son sourire se fige. Le jeune homme qui souriait porte sa main libre, la gauche, à la hauteur de sa clavicule, là où une tache humide a commencé à s’élargir et à imprégner d’une auréole luisante son T-Shirt noir siglé d’une marque de luxe. Dolce Gabbana. Une balle perdue. Ou bien placée. Tout dépend du point de vue. Le jeune homme mal placé ferme ses yeux aux longs cils noirs qui lui donnent un air doux. Il sent, il sait qu’il va mourir. Il se mordille la lèvre du bas comme un dur mais ne peut contenir un gémissement de souffrance. Comme le glapissement d’un chiot…
- Ta gueule, Amedy ! J’entends plus les keufs.
Celui qui vient de parler est plus loin, à l’entrée de la boutique. Caché. Juste derrière les présentoirs avec les shampoings pour hommes en vitrine. Il s’appelle Chérif. Il fait comme il a vu dans les films d’action à la télé. Jason Statham, Stallone… Sans vraiment s’en rendre compte. Il a collé sa longue silhouette le long du mur pour qu’aucun des tireurs d’élite du RAID ou du GIGN – il ne sait pas à quelle unité appartiennent les hommes en cagoule qu’il a entraperçu – ne puisse le coincer dans son collimateur. De temps en temps, il passe une tête pour tenter d’apercevoir ce qui se passe au bout, sur le boulevard. Il le fait à intervalles irréguliers. Il se dit qu’il est plus malin que ceux dehors. Peut-être…
La circulation a été complétement interrompue par la police dans ce coin du XIVème arrondissement de Paris. Putain ! Qu’est-ce qu’il fout là ? Chérif n’en revient pas du nombre d’uniformes qui grouillent là-bas, juste en face. Tous ces flics mobilisés pour eux deux ? Des types des forces spéciales ? Au fond de la bijouterie, Amedy geint de nouveau. Il n’en a pas pour longtemps. Putain, putain, putain ! Chérif voudrait se taper la tête contre les murs. Peut-être que ça lui remettrait les idées d’équerre. Ce n’était qu’un petit braquage. Rien de plus. Tout devait se passer sans problème. Ce matin encore, ils avaient répété leur casse avec du papier et des feutres dans l’appartement de Bagnolet où ils créchaient. Vite fait. Bien fait. C’était le plan.
En fin d’après-midi, ils avaient fourré les deux Kalachnikov et le pistolet automatique 9 mm récupérés auprès du gros Zak dans un grand sac de sport, et ils avaient filé sur un gros scooter, un Suzuki noir 650 cm3, en direction des Champs-Elysées. Ils l’avaient laissé sur le trottoir en face de la boutique. Avec les clés dessus. Et en marche. C’était un petit risque à prendre… Mais qui irait le leur piquer dans les beaux quartiers ? A part quelqu’un comme eux. Bah ! Bah ! Bah ! Quand ils avaient jailli avec leurs cagoules sur la tête dans la boutique Cartier de la rue François 1er, au début, personne n’avait réagi. Chérif avait pourtant lâché : « C’est un cambriolage. Tout le monde à terre. » Trop bas. Ou quoi ? C’est le ton qui n’y était pas. Il s’y était repris à deux fois. Vexé, il avait fini par gueuler un bon coup : « Putain ! Je vous braque les enculés ! Foutez-vous par terre ! » Là, tout le monde s’était exécuté fissa. Soit dix-sept personnes. Amedy avait sorti les menottes. Il n’avait que trois paires. Il avait regardé Chérif qui avait secoué la tête pour signifier : « Laisse béton. » Chérif avait alors désigné celui qui avait l’air d’être le responsable, et lui avait signe de se relever et de le rejoindre. A voix basse, il lui avait commandé d’ouvrir les vitrines. Pendant ce temps, Amedy braquait sa Kalach’ sur les employés et les clients restés collés au sol. Tout se passait bien. Personne ne bronchait. Juste des sanglots étouffés. Une brune à la chevelure soyeuse et à la peau mate en tailleur gris qu’il aurait bien consolée. Chérif sourit mais se ravisa. Dehors, elle ne l’aurait même pas calculé. Il fallait la thune. C’était comme ça que le monde tournait. No money, no techa ! Chérif avait raflé les bagues, les solitaires, les montres avec des diamants. Une vitrine, puis deux, puis trois… Les sirènes des voitures de flics avaient tout changé. Trop près. Trop tôt. Il fallait filer. Vite ! Chérif ne pensait pas que les « rnouchs » rappliqueraient aussi rapidement. Il avait saisi l’empaffé en costume par le col de sa chemise immaculée et lui avait craché au visage : « C’est par où la sortie ? » Apeuré, le responsable de la bijouterie avait indiqué une porte dissimulée au fond du magasin. Chérif l’avait propulsé devant lui, comme un bouclier. Amedy les avait rejoints et ils avaient filé tous les trois par derrière. C’est en débouchant dans une rue adjacente que la situation avait commencé à vraiment merder. Les flics étaient déjà là. Chérif avait poussé le mec en costard dans leur direction pour faire écran, et s’était précipité vers le scooter garé à l’angle. Derrière, Amedy avait ouvert le feu… Tac-tac-tac-tac-tac. Une rafale. Tac-tac-tac-tac. Une deuxième. En face, ils n’avaient pas fait que se planquer. Les schmidts étaient remontés. Ils avaient répliqué. Aussi sec. Sans toucher Amedy. Chérif l’avait récupéré de justesse, et ils avaient filé en deux roues, manette des gaz poussé à fond, vers la Seine pris en chasse par plusieurs voitures de flics et des motards. Au début, Chérif croyait avoir réussi à les semer. Et puis, l’adrénaline lui avait fait faire une connerie.
A un croisement dans le XVème arrondissement, il avait dérapé sur des pavés humides. Ils avaient chuté, et le scooter était allé se fracasser contre un bout de trottoir. Amedy l’avait aidé à se relever, mais Chérif s’était fait mal en tombant. Toute sa jambe droite avait été salement entaillée au cours de la glissade. Il pissait le sang. Autour d’eux, la foule les regardait, stupéfaite. Puis un cri avait retenti quand Amedy avait brandi en l’air sa Kalach’… Les gens s’étaient baissés, d’autres avaient reflué. Les sirènes se rapprochaient. Chérif avait avisé une rue calme sur le côté, et avait fait signe à son camarade. Il avait commencé à clopiner sur le macadam, suivi de près par Amedy. Un coup de feu avait retenti. Chérif s’était retourné. Amedy n’avait pas lâché la Kalach’ mais s’était appuyé contre une voiture à l’arrêt. Il regardait sa main gauche qu’il venait de porter à l’épaule. Elle se couvrait déjà de sang. Chérif leva la tête. Un hélicoptère survolait la zone. Bordel, bordel, bordel… Au bout de la rue, vers le sud, à trois cents mètres, un bruit de dérapage. Une Renault Mégane blanche et bleu de la police nationale venait de se mettre en travers. Courbé en deux, le conducteur sortit par la porte avant et fila se dissimuler derrière le véhicule avec son collègue. Chérif regarda autour de lui. Il y avait ce salon de coiffure juste en face.
- Amedy, on bouge ! Commanda-t-il en désignant la boutique d’un coup de tête rageur.
***
Une heure après, leur refuge improvisé était devenu un piège permanent. Aucune issue possible. La porte à l’arrière débouchait dans une courette entourée de trois murs de béton infranchissables. Ils étaient coincés. Avec une seule Kalachnikov. Amedy avait lâché la sienne pendant sa fuite. Il lui restait son 9 millimètre. Ils avaient aussi une grenade. Et un otage. Ce vieux con qui venait de la ramener avec son vouvoiement.
Dehors, un négociateur invisible les interpellait de nouveau avec son haut-parleur. Tout le monde devait l’entendre dans la rue. Ils étaient cernés. Chérif le savait. Il regarda le grand sac de sport qui gisait à ses pieds avec leur butin. Et quelque chose se brisa dans sa tête. Comme dans un brouillard, il entendit le vieux qui répétait : « Vous… Dîtes-moi vous. S’il vous plaît ! » D’un coup, Chérif sortit de sa cachette, offrant son dos comme une large cible aux tireurs embusqués. Il braqua son fusil mitrailleur vers le fond de la boutique, là où se tenaient Amedy et le vieil homme. Il rugit juste :
Et moi, je dis : « Tue ! »
Chérif ne sut jamais si le vieux l’entendit. Dans son dos, le bruit des détonations couvrit sa voix pendant qu’il s’écroulait.